Le loup est un animal étroitement associé avec la culture humaine. De nombreuses expressions, proverbes et chansons populaires attestent sa persistance dans la mémoire collective; et montrent l'ambivalence des sentiments qu'il inspire: haine et crainte mais aussi respect et vénération.
Pour les anciens peuples chasseurs, ce n'était qu'un prédateur concurrent du même gibier. Puis les 1ers éleveurs considèrèrent les attaques du bétail comme atteinte à leur propriété...( les ennuis commencent...). Le Loup devient pour les pasteurs Indo-Européens, le "Varka": le ravisseur, le voleur...
Ces sociétés s'organisent pour se protèger ; chien, armes, pièges mais aussi prières et incantations aux divinités...
Le Loup fût aussi véneré par les chasseurs, comme un animal totémique, fétiche.
Ainsi apparurent, les "Fils du Loup" ou "les Frères du Loup", "les Guerriers-Loups", etc... qui revêtaient une peau de loup pour s'imprégner de leurs qualités au combat: force, courage, organisation et endurance.
Certaines de ces sociétés auraient glisser vers des confrèries secrètes, adeptes de meurtres violents, de sacrifices humains voire d'anthropophagie rituelle... Elles auraient grandement contribuées à la naissance du mythe du Loup-Garou rapporté dans les traditions folkloriques.
Parallèlement, la vision négative du loup chez les bergers se renforça avec le Christianisme: le Loup était considéré comme une créature Diabolique, métaphoriquement opposée au Gardien du troupeau.
Le Loup-Garou était l'homme qui se laissait aller à ses instincts animaux... il fallait donc les combattre...
La dispersion des peuples humains et la restriction croissante de l'espace sauvage, furent à l'origine des grandes chasses menées contre les loups en Europe. Chasses dont l'un des points culminants fût l'histoire de la  mystèrieuse Bête du Gévaudan au 18 e siècle...
 
"La Bête Féroce (...) après avoir porté l'effroy et causé les ravages dans plusieurs provinces, est depuis quelques tems en la nôtre. (...) Elle a dévoré avant-hier une petite fille qui gardait des bestiaux à une lieu d'ici..."  (Gazette de France 1765)

L'affaire de "la bête qui mangeait le monde" s'acheva le 19 juin 1767 par la mise à mort d'un animal qui 
"parut être un loup, mais un loup extraordinaire et bien différent par sa figure et ses proportions des loups que l'on voit dans ce pays."

Toute la légende de la Bête du Gévaudan tient dans ce "mais"...

A suivre: y-a-t'il des Loup-Garous près de chez vous ?...