La représentation du Loup-Garou dans le Folklore répond à un certain nombre de stéréotypes:
C'est un homme, le plus souvent, très brun: ses sourcils se rejoignent au milieu du front...
Sous sa forme animal, il est recouvert de long poils épais, son visage et ses membres sont déformés: museau, crocs acérés, yeux enfoncés sous l'arcade sourcillière, longues oreilles pointues et mobiles, bras et jambes musclés. Les mains sont épaisses et griffues...

Sa transformation à lieu pendant les nuits de pleine lune. Elle peut-être volontaire (dans le cas d'un pacte de puissance passé avec le Diable) ou seulement subie ( envoûtement, malédiction par vengeance...)

Pour abattre un Loup-Garou, dont la force et l'agilité sont bestiales, il faut le tuer d'une balle d'argent entre les yeux, de préférence bénite et marquée d'une croix... Dans certaines régions, comme en Bretagne, cela ne peut être fait que par un membre de la famille... (charmante soirée en perspective...)

On peut être frappé par l'universalité de certaines caractèristiques. C'est par exemple le cas de cette histoire (auvergnate):

"Un jour, un chasseur fût attaqué par un loup solitaire. il réussit à le mettre en fuite après lui avoir coupé une patte. De retour au château de son maître, il conte son aventure. Ouvrant sa gibecière, le chasseur y trouve une main de femme baguée ! Le seigneur du château reconnaît alors la bague de sa femme... Celle-ci, dissimulant sa blessure, avoua finalement avoir attaqué le chasseur sous forme d'une louve et fû condamnée au bûcher."

Ainsi, une blessure infligée sous sa forme animale, lors de ses escapades nocturnes, est gardée par le Loup-Garou quand il reprend sa forme humaine.

Sur le plan littéraire, le thème du Loup-Garou est demeurré moins riche que celui du vampire, par exemple. Son manque d'ambiguîté et d'érotisme en est certainement la raison. Pourtant certaines oeuvres ne manquent pas d'intérêt:
 - "Hugues, le loup-garou" (1838) de Sutherland Menzies
 - "Ollala" (1887) de R.L. Stevenson
 - "Le Loup" (1884) de Guy de Maupassant
 - "L'homme qui criait au loup" (1945) de Robert Bloch ...

De même sur le plan cinématographique: le développement d'effets spéciaux novateurs, à part la transformation (" le loup-garou de Londres" 1981 de John Landis) ou les déplacements ("le loup-garou de Paris" 1998 Neil Jordan) reste assez limité... Une jolie tentative, plus psychologique avec "Wolf" (1994 Mike Nichols). 

Mais rien à voir avec la flamboyance du Vampire...